Introduction
Le Projet Jeunesse, d’une durée de cinq ans et mis en œuvre dans plusieurs pays, est porté par le Centre on African Philanthropy and Social Investment (CAPSI) de la Wits Business School de l’Université du Witwatersrand. Ce projet vise à analyser la contribution du secteur sans but lucratif à la création d’emplois dignes et épanouissants pour les jeunes en Afrique. Le projet s’intéresse particulièrement aux jeunes, notamment ceux qui vivent dans différentes situations de marginalisation. Le secteur sans but lucratif joue un rôle essentiel dans le développement économique du continent, en particulier dans la promotion d’emplois de qualité pour les jeunes. Toutefois, l’ampleur réelle de cette contribution reste encore peu étudiée et insuffisamment mesurée. Ce projet cherche à combler cette lacune en évaluant de manière systématique l’impact économique des organisations à but non lucratif (OBNL) sur l’emploi des jeunes dans 17 pays africains. Plus précisément, il analyse la manière dont ces organisations contribuent à la création d’emplois dignes et épanouissants, le développement des compétences, et la croissance économique globale. Les 17 pays concernés par l’étude sont : Burkina Faso, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Égypte, Éthiopie, Ghana, Kenya, Maroc, Mozambique, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Afrique du Sud, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe.
Atelier de validation
Dans le cadre de ce projet, une enquête quantitative approfondie a été menée dans 17 pays africains, en mettant l’accent sur la contribution du secteur sans but lucratif et sur les dynamiques de l’emploi des jeunes. La collecte des données et les premières analyses étant désormais achevées, il est essentiel d’impliquer les principales parties prenantes afin de : valider les résultats, garantir leur pertinence par rapport au contexte, renforcer leur interprétation et aligner les conclusions avec les besoins des politiques publiques et des pratiques du secteur.
L’objectif principal de cet atelier de validation est de présenter et de valider les résultats préliminaires de l’enquête quantitative menée dans les 17 pays. L’atelier vise à évaluer l’exactitude, la pertinence et l’interprétation contextuelle de ces résultats à travers des discussions avec les ministères et agences gouvernementales, les représentants de la jeunesse, les experts et les autres acteurs du secteur. Il permettra également de recueillir des contributions et des retours utiles afin d’améliorer le rapport final de recherche et d’orienter la conception des phases suivantes du projet. Enfin, l’atelier contribuera à renforcer la crédibilité et l’appropriation des résultats de la recherche, en favorisant un processus de consultation participatif.
Les objectifs spécifiques de l’atelier sont les suivants :
- Présenter une vue d’ensemble du projet, de sa méthodologie et de son approche analytique.
- Valider les résultats obtenus au niveau des pays à partir des enquêtes menées auprès des jeunes et des organisations à but non lucratif.
- Discuter des implications émergentes pour les politiques publiques et les pratiques.
- Intégrer les contributions et les points de vue des parties prenantes dans l’analyse finale et les recommandations.
- Favoriser l’apprentissage mutuel et les échanges entre les parties prenantes.
- Créer une dynamique en vue de la phase de diffusion et de plaidoyer du projet.
Le CAPSI invite ses partenaires et parties prenantes à participer à cette initiative importante. La participation des délégués permettra d’apporter des contributions précieuses qui aideront à orienter l’avenir de l’emploi des jeunes et du secteur sans but lucratif en Afrique. Un continent plus inclusif et économiquement dynamique, où les jeunes disposent d’opportunités pour s’épanouir, est possible.
Les parties prenantes ciblées
Les parties prenantes visées comprennent notamment :
- Les partenaires nationaux.
- Les jeunes (y compris des représentants de différents groupes marginalisés).
- Les organisations à but non lucratif travaillant avec les jeunes.
- Les représentants des gouvernements (par exemple les ministères et agences responsables de la jeunesse, de l’emploi, du genre, du développement économique, de l’autonomisation, des finances, de la statistique et de la planification nationale, ainsi que les structures de coordination des ONG).
- Les organisations panafricaines et régionales impliquées dans l’élaboration des politiques publiques en faveur des jeunes et des jeunes marginalisés, ainsi que les groupes de plaidoyer (par exemple : l’Union africaine, la Commission africaine de la jeunesse, les Communautés économiques régionales, l’Organisation internationale du Travail) ; les acteurs du secteur sans but lucratif (par exemple : ECOSOC, Conseil africain des ONG, Forum des organisations de la société civile d’Afrique de l’Est, Conseil des ONG d’Afrique australe, Institut de la société civile d’Afrique de l’Ouest, Forum régional de la société civile d’Afrique du Nord).
- Le secteur privé, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME).
- Les experts.
- Les fondations et les acteurs du développement.
